Note of the Day (29)
Land Grabbing in Cambodia

The question related to the agricultural and urban land grabbing is arousing protests, controversies, sadness and worries, not only from the victims, but also from the NGOs and the International Organisations.

The legal owners or illegitimate owners of those lands are victims of national and foreign investors and the riches as well. In the name of economical development of the country, the poor persons are dispossessed from their lands and houses, which are the sole means of their miserable subsistence. Often the judiciary and the police are the accomplices of these processes. By legal owners, we designate those who own a legal property title. The others don’t have it – however, they are already occupying those lands for generations. The Royal Government assisted by UNDP, has made every possible effort to deliver property titles.  But it is not enough because very often, these titles have not been respected by the authorities and their accomplices. Nevertheless, the Constitution of the Kingdom (Article 44) and the Land Law (Article 5) protect the legal owners. Only the expropriation for public utility is allowed, after a just and equitable compensation. However, a simple “informative note” (“Sar Chor Nor” in Khmer), which doesn’t have any legal binding nature, from the Council Ministers, is sufficient to dispossess the legal owners from their lands and properties.  It is clearly done in violation of the above mentioned laws.

The petitions sent to the lawmakers and the governmental and administrative authorities don’t produce any effect. The victims, in majority, are not properly compensated as stipulated by laws or simply by fairness. The corruption, the land speculation and the high value of foodstuffs contribute to worsen the phenomenon.

The lands for agriculture are often handed over to foreign investors. It will raise the question related to “food sovereignty”. It is meant that soon, the food security will not belong any more to the Cambodians.  It would be controlled by foreigners.

This phenomenon is not transpired in Cambodia and in Asia alone; it does also happen in Africa and South America. In Asia, the most aggressive investors are Japanese, South-Korean and Chinese. In Cambodia, we also find the Vietnamese.

Sam Nora
09/02/2011


Billet du Jour (29)
La saisie des terres au Cambodge
(Traduction Non Officielle)

La question relative à la saisie des terres, agricoles et urbaines, suscite, protestations, controverses, tristesse et inquiétudes, non seulement de la part des victimes, mais aussi des ONG et organisations internationales.

Les propriétaires légaux ou non de ces terres sont des victimes des investisseurs nationaux et étrangers ainsi que des riches. Au nom du développement économique du pays, les pauvres se voient déposséder de leurs terres et maisons, seuls moyens de leur misérable subsistance. Souvent les autorités judiciaires ou (et) de police sont complices de ces dépossessions. Par propriétaires légaux, nous entendons ceux qui ont des titres de propriété. Les autres n’en possèdent pas. Mais ils occupent souvent ces terres depuis des générations. Le gouvernement royal, avec l’aide notamment du PNUD, fait le maximum pour délivrer des titres de propriété. Mais cela ne suffit pas, car souvent, ces titres ne sont nullement respectés par les autorités et leurs complices. La Constitution du Royaume (Article 44) et la Loi Foncière (Article 5) protègent pourtant les propriétaires légaux. Seule une expropriation pour cause d’utilité publique est permise par la loi et ce, après compensation juste et équitable au préalable, disent les deux textes. Cependant une simple « note d’information (« sar chhor nar », in khmer), du Conseil des Ministres, n’ayant aucune force légale, suffit à déposséder les propriétaires légaux de leurs terres et propriétés. Cela été fait en violation flagrante des textes ci-dessus cités.

Les pétitions provenant des victimes auprès des parlementaires et des autorités gouvernementales et administratives, restent souvent sans effet. Les victimes, dans la majorité des cas, ne sont pas proprement dédommagés comme l’exigent la Constitution et la loi, ou la simple justice. La corruption, la spéculation foncière et l’augmentation des prix des denrées alimentaires viennent aggraver le phénomène.
 
Les terres agricoles sont, la plupart des cas, confiées à des investisseurs étrangers. Ceci posera la question de « la souveraineté alimentaire ». Cela veut dire que bientôt, la sécurité alimentaire au Cambodge échapperait aux Cambodgiens. Elle serait contrôler par des étrangers.

Ce phénomène n’est pas propre au Cambodge et en Asie. Il en existe également en Afrique et en Amérique latine. En Asie les investisseurs les plus agressives en matière agricole sont Japonais, Sud Coréens et Chinois. Au Cambodge on trouve également des Vietnamiens.

Sam Nora
09/02/2011